Un jour de retrouvaille... (54)

Publié le par PRINCESSE-AMINA

Samedi 11 novembre 2006      54

 

 

 

 

 

Ce jour je pense aux braves malgré eux qui ont défendu la connerie et les intérêts d'autres hommes !


    Ouai... Je sais depuis le temps et puis je n'ai pas de compte à vous rendre, j'écris quand bon me semble. Il y a bien d'autres zozos que je ne vois plus, frustrés ou malades, morts qui sait ? Un de ces jours je vous montrerai ma minette comme cela vous pourrez assouvir vos fanstasmes... pendant mes absences !


Restera à convraincre la jalouse MELANIE de prendre la tof, pas évident pour elle de partager sa propriété. ( Et puis pas besoin d'elle, à bout de bras on peut, et à cinquante centimètres on verra bien ! )

 

Peut-être ça sera flou ou on verra point avec la brousaille ! 

... Ma mère ne voyant pas mon père revenir envoyait un coup de portable, on est moderne chez les A... Mes frangins aussi tardaient à venir, pas grave, MOI j'étais venue pour mes parents, plus pour ma mère et puis on ne pouvait pas vivre éternellement cette situation de con...

 

Je comptais repartir d'ici deux jours, bien avant le ramadan car n'étant plus croyante je ne voulais pas faire de simagrées, les plaisanteries les plus courtes étant les meilleures... La mère pendant ce temps avait préparé un couscous du diable, cela tombait bien, il y avait que ça que j'encaissais dans mon ethnie !

Un coup de sonnette et je me suis précipitée à aller ouvrir, oh mon vieux baba, il avait grossi et en plus affublé d'une barbe grisâtre... Sur le pas de la porte nous nous sommes jetés l'un dans l'autre, le grand méchant loup était devenu un agneau en ma présence. Il marmonna des paroles en KABYLE, je comprends un peu :

- Ma petite fille , j'ai fait des erreurs, je ne t'ai pas comprise... Dieu est grand, c'est sa volonté de te retrouver... On ne se quitte plus, je t'aime ma fille...

- MOI aussi papa je lui ai répondu en Français, mais je fais ma vie à présent, j'ai vingt trois ans, je suis de passage, j'ai mon boulot dans le Pas...

- Je suis intégrée, j'ai l'esprit libre, pas de DIEU ni de prières, le cochon c'est bon, je suis une gouine, j'emmerde les cons... Heureusement qu'il ne devinait pas, que des pensées, en me regardant dans les yeux !

Des voisines étaient sorties dans le couloir, toujours à l'affût ces vieilles sorcières, demain au souk toute la cité sera au courant que la FARIDA de malheur était de retour.

 

D'une tête de hérisson mal soignée on retrouvait une fille épanouie ! 

Puis vint le tour des frangins, AZIZ en premier, en cette fin de semaine il quittait plus tôt ! Lui aussi avait pris du lard... Il ressemblait de plus en plus au cousin KAMEL; normal, sa mère était la soeur de ma tatie JAOUDA.

 

Il me regarda de la tête au pied avec toujours son sourire en coin et me dit :

- Petite soeur je suis heureux de te revoir après tant d'années, moi et OMAR, comment faire pour te joindre car tu avais disparue et quand maman nous a fait savoir que tu allais venir on a été vraiment content ! ( Il semblait géné, devait se rappeler les saloperies de son enfance. ) Surtout ce qu'il voulait le voyou, savoir la totalité de mes mésaventures, il en avait eu des échos peut-être par les cousins et en avoir confirmation. Je suis restée bouche cousue, pas de confidence même soumise à la torture, j'étais venue pour enterrer la hache de guerre avec mon père, je repartirai avec le même état d'âme...

Dans la demi heure qui suivit OMAR fit son apparition, lui par contre il avait maigri, il gardait la ligne, un beau gaillard boule à zéro avec un fin collier de barbe, un chien de garde de super-marché doit être impec auprès des clients, lui qui fauchait dans ce magasin en sa jeunesse faisait la police dans le même !

On a bu du thé, déguster des macarons maison, j'ai discuté un peu de mon boulot, les cours que je donnais dans la soirée aux pauvres diables venu de la brousse... Vers dix neuf heures on est passés à table, un bon couscous traditionnel ( c'est dans nos gènes ), je n'en pouvais plus, une tarte au citron... J'aurai bien aimé finir avec un verre de champ mais chez les A... jamais d'alcool, que du jus de fruit, mes frères eux ne devaient pas se gêner pour prendre des cuites hors, mais chez mes parents, abstinence et compagnie.

Je profitais en douce d'une pause pipi pour appeler MELANIE à l'aide de mon portable.

 

- Tout va bien ma chérie... Je ne suis pas encore séquestrée ! 

 

Dans l'après midi maman avait débarassé la petite chambre de ma jeunesse et fait le lit, on regarda un peu la télé, des variétés débiles, mes frères eux sortirent pour le reste de la soirée.

MOI j'étais crevée et après avoir embrassé mes parents je m'éclipsais non sans avoir bien fermer la porte... prudente.

 

J'ai pensé un moment à MELANIE et hop...

 

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Publié dans JOURNAL INTIME

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