Si on recommençait... (53)

Publié le par PRINCESSE-AMINA

Samedi 16 septembre 2006    53


    Comme je l'avais prédit ça c'est passé pardi.

 

On aurait dit que le scénario avait été écrit à l'avance.

 

Sauf qu'à la gare pas de frangins !

Des voies sup je suis descendue vers les voies inf, puis RER...

Oh la bonne odeur du métro, ça pue la chiasse ! Et toujours dégueu les voitures, ça pue la pisse !

Le quartier n'avait pas changé, sombre et froid, les gosses que j'ai quitté tous petits me mangent à présent la soupe sur la tête... Si ma mère, j'ai reconnu, était sur le pas de la porte toujours emmitouflée et en babouches dorées, elle avait les larmes MOI non plus...

On était le samedi fin d'aprèm et mon père devait être au café entrain de jouer aux dominos. Les gars de la tour me regardaient comme si j'étais un zombi !

- Oh la meuf sâlam !

Un coup d'ascenseur grinçant et malpropre et hop au 12 ième porte gauche, des têtes de rats bandés sortirent du milieu de la droite...

- Sâlam FARIDA t'es belle fille maintenant, t'as bonne mine, un peu grasse, et mon cul c'est du poulet que je pensais, bande de bologos... mais pas de " youyou ", tant mieux, exaspérante cette coutume !

Idem l'appart rien de changé, l'exotisme que je n'aimais pas ! Un odeur de rance mélangée avec des senteurs de saloperie chimique. MOI je suis bien intégrée, chez moi là-haut pas de tapis ni de pouf, moin de paf...

Que la tof de mon chéri, le CHE.

La matouze :

 

- Ma fille tu vas retrouver ta chambre !

- C'est encombré, AZIZ y met son matériel !

Fait sécher sa résine pensais-je !

- Son ordi pour ses relations.

Photos de cul et compagnie !

- Il a beaucoup changé, c'est un bon garçon !

Avant aussi quand il me faisait chier !

- Et lui, lui où il est ?

- Au travail ma fille !

A piquer son patron, tous des voleurs !

- Et ton père, je vais téléphoner...

- Laisse mama, cinq ans alors une heure de plus !

- Omar est de service aussi, il va rentrer tard !

En fait personne pour m'accueillir vraiment, ils s'en foutaient de leur frangine de merde... Pas comme eux, une paria, heureusement encore ma mère !

J'ai toujours été en relation avec elle, la seule à vraiment me comprendre, elle savait pour MELANIE, pour elle c'était la volonté de DIEU, les joies comme les peines il fallait se plier...

- Ouai, mais dans ce cas on devait baisser notre froc en écoutant ses bonnes paroles !!! 


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Publié dans JOURNAL INTIME

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