Pamphlet : (289)

Publié le par Princesse Amina

Extrait des persiflages du rat Hector  Mars 2003
Chapitre 59


hector-le-rat.over-blog.com



Après une quinquette de chronique sauvage, nul doute que vous êtes entrée en léthargie... Ce pamphlet de circonstance va t-il vous réveiller ?





Le destin du petit YACA...


       Dans la première moitié du siècle dernier et dans un coin du pays profond...

... Existait une ferme isolée où vivait une famille de pécores. Il y avait un petit garçon rêveur qui se prénommait YACA, il aidait ses parents aux nombreux travaux des champs car la vie était bien dure dans cette contrée publiée, aussi la mère et le père ne ménageaient pas le pauvre gamin !


- YACA rentre les vaches !

- YACA nettoie la fosse à purin !

- YACA fais ci, fais ça !


Le jeune bouseux allait quand mêne de temps en temps à l'école et comme il savait lire il suivait de près les déformations politiques !

Les sarcasmes tombaient le plus souvent secs de la part de ses parents.

- YACA tu es bâti pour la ferme, tes gros sabots et ta tête de vio ne sont pas fait pour autre chose, lui dit un jour sa mère !

- Maman plus tard je serai précédent de la répugne-bique et mon premier sera ZERAFIN !

- Quoi, l'autre débile du village avec sa bosse, répliqua sa mère se prennant au jeu, tout juste à branler les cloches !

- Et puis je prendrai comme épouse DADETTE, continua YACA.

- La traînée de salopette, que le chemin de fer ne lui a passé !

- Mon fils tu divagues ! Mon dieu il est possédé !

- Il faut que j'en parle à monsieur le curé, mon fils redescends sur terre.

Mais des dispositions il en avait YACA et le petit mierdeux prit de l'assurance, avec l'appui de son instituteur il passa brillamment ses examens... Mais il n'oublia jamais le temps des vaches, il se plaisait à leur cul, il humait la bonne odeur et tout le long de sa vie de mentor il gardera ces souvenirs au fin fond de sa case !

Il eut même un grade pendant les hostilités coloniales, puis le fréquentation des grandes écoles de la théorie :

Les mêmes filles à farcir, des copains sur le même banc devenant au fil des années des contre-sens !

YACA ce nom prédestiné ça lui allait bien, toujours le dernier mot pour rire avec des solutions faciles. En fin de compte ce grand échalas qu'il était devenu peigné en coup de vent et affublé d'un sourire hilare avait de l'avenir !

Son idole le grand TRUCK tout de gris vêtu balayant l'air de ses battoirs et proférant des menaces à l'encontre de ses adversaires, notre poireau bien assis dans ses con-victions s'en retourna au pays rendre visite à sa vieille mère à présent fière de son grand badin tandis que son père lui était depuis quelques années décédé !

Quelle était sa spécialité ?

- Aucune, il se disait politi-chien !

Mais il ne savait même pas planter un chou ! a part s'occuper des pochons et se peigner la girafe, on était loin de penser qu'il vous représenterait un jour...

... Il retrouva enfin la belle DADETTE la salopette, pas du tout en fin de compte car c'était une bonne fille, comme l'avait mal jugée la mère de YACA, jalousie de femme sans doute !

Les années passées avaient anoblie la DADETTE et son portefeuille bien garni aussi... Le mariage fut illico réalisé et consommé dare-dare, on n'attend jamais dans ce milieu champêtre, les bonnes affaires se traitent avec des rillettes et entre deux coups de gnole...

... Sûr de son état il fut naturellement désigné sinistre de la verdure, le poids de son passage pas bésef lours le résultat; mais le principal était d'être dans la place croûte que croûte après on improviserait ou on louvoierait entre les récifs du moment que le rafiot naviguait en bas-fond, il serait temps de jeter l'ancre si un avatar survenait inopinément...

... La ferme de ses ancêtres devint châfiau comme par un coup de braguette magique. YACA l'élu du peuple bien aimé, le sauveur du cul-terreux ça ne lui suffisait plus, son ambition était à la hauteur de son culot. Il persuadait malgré son air chauche et le précédent en place lui confia enfin le poste suprême de premier larbin... Mais de plus en plus le bon peuple manifestait son mécontentement avec toujours des grèves à la clef, ce qui eut le mal d'alourdir le poids de sa mission si bien qu'il fut écarté par un changement de majoroté.

Dans son fief il restait dépité comme un petit prince... Appelé plusieurs fois encore à des tâches par les hautes instances et sûr de ses remèdes il devint sAigneur de la capitaule... Et quelques années plus tard... profitant de la faiblesse de son adversaire...

 

Le cercle était bouclé, la destinée de l'enfant YACA malheureusement pour VOUS avait été accomplie !

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