Moi... Aussi ! (160)
Mercredi 3 octobre 2007 160
... Je tire des heures sup... Un plombe le matin pour la serpille et une le soir pour dresser la table des apôtres, car ils dînent tôt les vieillots, économie de merde oblige ! Imposées ou pas les sup ça met du beurre dans les couscous, et cela vaut mieux que de faire la pute au coucher du soleil !
Mes impôts vont diminués et le patron s'enrichir... Merci Césarin... Dans cinq ans je ne voterai pas plus pour toi !
Vas faire ton ménage dans ton ménage... Nous on veut des augmentations réelles, et alors les boites où il n'y a pas d'heures sup ? Comment on fait... Rat d'égout !
Puis ça risque le blocage d'éventuelles embauches !
- C'est pour les coups de collier, ils disent, les commandes exceptionnelles... Mais du con tout ce barre chez les Jaunasses... Sorry pas toi JAUJAU !
- Bah tant mieux pour eux...
Je ne suis pas envieuse de leur job, bouffer du riz et être parquées les filles comme des cochonnes, sans sécu... si tu n'es pas contente, et bien il y en a cent autres derrière... Cela deviendra comme ça en France quand les pays de l'Est seront intégrés dans la communauté...
- Bah tant mieux pour eux aussi !
Après tout mes ancêtres ils étaient venus dans la métropole à coups de pied dans le cul... On m'a dit qu'ils avaient été recrutés de force presque au confins du désert... pour finir chez SIMCA... et ils empoisonnaient l'eau du bétail pour les ruiner, qui ?
Les sbires du gouvernement... Normal qu'à la longue fut la révolte, elle couvait déjà depuis longtemps...
Lorsque je discutais avec les vieux de cette période, ils avaient des éclairs dans les yeux... Ils étaient jeunes et certains inconscients, ils prennaient la guerre comme un jeu... de piste !
- Ah FARIDA, si nous t'avions connue dans le bled, on t'aurait cachée !
- Ouai, après m'avoir violée ! Ou passé mes parents à la moulinette et zigouillés mes frères ! Quoique pour ces deux voyous vous auriez participer à une bonne action !
Là on voyait vraiment de l'indignation vis à vis de mes propos !
- Nous n'étions pas des monstres, disaient-ils en riant... des simples soldats qui exécutaient les ordres... des généraux bien assis. Bien sûr il y avait des débordements, mais de l'autre coté aussi... Et souvent contre notre gré... il y avait le cercle infernal de la violence des deux bords...
- Tu sais la population qui n'était pas du bon parti était massacrée... Après on m'était ces saloperies sur notre dos !
Ce n'était pas la moulinette nous; mais la gégène pour faire parler les récalcitrants... afin de savoir les caches !
- La gégène ???
- Oui du courant dans les parties intimes... ( Après les avoir bien arrosées )... avec la dynamo à main, elle servait à l'origine pour alimenter le poste de campagne...
Certains sadiques se servaient du courant direct 110 volts... mais les mecs ils en crevaient sans en avoir craché le morceau...
- Ou la baignoire, mais il tardait à dénoncer les copains... Alors le must : la peau de cochon... radical pour la fin du supplice car ALLAH lui ne pardonnait jamais ce genre de final !
Des salauds de " nous " faisaient alors croire aux pauvres fellas à leur libération après avoir parlé... Mais nous les emmenions dans les bois à la dite corvée et hop un coup de rafale de FM dans le dos !
C'était reculer pour mieux sauter... libres... Les autres... les " fellouzes " comme on disait les égorgeaient dès la rentrée dans leur village... Et pour ne pas laisser de traces, ils exterminaient en plus toute la famille de façon atroce !
- Les soldats Français quand ils étaient pris, passaient de mauvais quart d'heure, les pieds et les mains attachés avec du fil barbelé ainsi leur fin était terrible toujours et humiliante, ils, les " fellouzes " leurs coupaient les couilles avec le zob et ils fourraient en riant toute la bidoche saignante dans la bouche du condamné... Ce genre de suplice était administré aux traîtres membres du parti ou autres...
- Le sourire KABYLE avec et avant était fréquent lui aussi... couik la gorge... le sang giclait comme une fontaine et le suplicié emmettait par la plaie un gargouillement qui faisait rire les bourreaux !
- Arrêter vous êtes ignobles... Vous déconnez pour me faire peur ou me faire croire que les KABYLES du moment étaient des sauvages !!!
- Et les harkis, j'ai entendu dire que vous les aviez laisser massacrés à la fin du conflit... Vous avez étés des pourris aussi !
J'étais écoeurée d'entendre toutes ces saloperies, décidemment l'homme était incurable, après tant d'années il s'en faisait encore presque une gloire...
- Nous sommes sûr FARIDA que toi aussi tu jouerais de la mitraille pour servir ta cause !
- Pas qu'un peu mes aïeux, le Césarin et sa clique je les ferais danser sur un air de musette ! Mais MOI je ne sacrifierai pas d'innocents, que de la grosse volaille !
- En attendant les papounets je vous ferais avaler votre bulletin... Dans votre soupe du soir j'y verserai de la mort aux rats !
Les plaisanteries de mauvais goût fusaient et elles se terminaient toujours par une distribution de bisous...
Commentaire de Cerise3333 du 05/10/07
Tu bosses dans quoi ? On dirait que ce sont des anciens nazis !
Clémentine.