La vie mouvementée de LEÏLA... (7) (8)
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L'eau fraîche de la grande bleue raviva mon énergie engourdie, je sentis monter en moi la force ! je riais et chantais... je courais et m'arrêtais d'un seul coup comme un jeune chien heureux d'être avec son maître ! le soleil de printemps brillait et chauffait dur; les vaguelettes se mouraient entre mes doigts de pied, le sable espiègle me titillait les extrémités. Un bonheur intense !
A mesure le sol s'enfonçait sous mes pas tandis que les marques disparaissaient petit à petit sous les assauts de l'onde...
La plage était immense et peu de promeneur en cette fin de matinée ! je marchais ou plutôt glissais au fil des vagues...
Une grande fille à l'allure garçonne passa dans un éclair avec un petit sourire à mon égard, les bras plaqués, le derrière en goguette et sous le t-shirt ses niches en liberté ! une sportive du dimanche pensais-je. Ils en avaient de la chance les seuls promeneurs ! du repos bien gagné après une semaine de dur labeur... Mais moi la pôvre mon avenir était bien incertain : pas de diplôme, un bac à l'eau, certes j'étais libre comme l'oiseau, mais que faire de mes dix doigts ?
- Vendeuse de cacahouètes et puis quoi encore !
- Voleuse à l'étalage pour survivre ?...
Un crime, la prison... le juge il s'en moquerai de la petite beubeu !
Au moins cinq ans de violon !
... Danseuse orientale pour vieux pervers ! il raque mais après que je sois passée par la case plumard, pouha tomber si bas ! je pensais grave tout en m'éclaboussant gaiement, je gambergeais durement depuis ma majorité; j'avais banni ma religion jugée trop sectaire et moyenâgeuse, son dieu et ses profiteurs... Je les avais chié sur le bord de la route, comme ils m'avaient... laissée quimper MOI !
A quoi bon croire ? Et dieu c'était quoi ?