La vie mouvementée de LEÏLA... (2)...(3)
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A l'école j'ai souffert de mon accoutrement, la robe longue, le citron rasé recouvert d'un voile blanc, symbole d'après mon frère OMAR de la pureté...! ( et lui il était pur ?) Le salaud il dealait, il n'avait aucune religion que celle du fric !
Les brimades des profs, les exclusions à répétition, les raclées de mes frangins quand je me rebelais, surtout AZIZ; il prenait son pied à m'humilier, même il s'était révélé indécent et d'une vulgarité dans ses faits et gestes que j'étais à chaque fois horrifiée et honteuse... Et cela durant des années, plus je grandissais plus la situation était devenue intolérable; à quoi bon le dénoncer, personne ne m'aurait cru...
Que des fantasmes d'adolescente !
Un jour je fus sequestrée près de deux jours dans une cave infestée de rats et laissée à poil, tripotée le soir par des pattes infames... puis en tournante ! ( un comble j'étais consentente paraît-il !) La tenue vestimentaire n'avait pas tenu son rôle, car mon déguisement de bonne soeur aiguisa plutôt le désir des monstres de la cité... La visite impromptue de la bignole peut-être avertie par une âme repentante mit fin à mon calvaire...
Pas de plainte, le linge sale ne se lavait qu'en famille, en fait on n'avait même pas recherché les agresseurs pourtant ils étaient connus... ( Par peur sûrement de représailles ).
Parfois pendant un mois ou deux, surtout en période du Ramadan on me laissait tranquille, ma vie était moins dure, les soirées plus joyeuses, à part les prières exigées par mon baba ! Il m'arriva même de mettre des fringues à l'occidentale et un peu de rouge à mes lèvres !
Ma grogne ne pipait mot, la soumission totale, parfois ses paroles étaient hachées en Gaulois derrière le dos de mon père... mais devant toujours, libres pensées en Rabzi !